Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Rockabilly style sur grand écran.
Suite à mon article sur la mode des années 50 réinterprétée par le cinéma, j'ai décidé de lui apporter et additif centré sur le style vestimentaire des rebelles de cette époque. Mais à la différence de l'article susmentionné, il ne va pas être seulement centré sur des films d'époque, il concernera aussi contemporains du temps ou ils ont été réalisés. Afin de faire le lien avec l'article précédent, il semble bon d'observer que même lorsqu'il s'agit de reconstitutions, même quand celles-ci sont minutieuses, des erreurs, des approximations subsistent. Cela s'explique par l'ignorance ou le manque de budget...ainsi que par les libertés prises par le metteur en scène qui cherche évidemment à servir son film au détriment de l'authenticité.
Ici, la grande majorité des récits présentés mettent en scène des personnages en décalage avec leur temps. Nostalgiques d'une période qu'ils n'ont forcément pas connu, ils s'inspirent avec plus ou moins d'exactitude des vêtements de leurs aînés. Nicholas Cage, truand en cavale à la veste en peau de serpent - symbole de sa croyance dans la liberté individuelle- fan absolu du King qui finira par chanter "Love me tender" à sa belle dans "Sailor et Lula" de David Lynch. Christian Slater et ses creepers, autre fuyard sentimental adepte d'Elvis flanqué d'une belle cabossée dans "True romance" de Tony Scott. On n'oubliera pour conclure cette trinité des hommes en fuite à la recherche d'un passé perdu, le Richard Gere, tueur de flics en santiags et pantalon à carreaux de "Breathless, a bout de souffle made in USA", qui vénère non pas Elvis mais Jerry Lee Lewis. Il faut bien varier les plaisirs. Mais à côté de ces Maldorors de la gâchette, il y a les doux rêveurs, Matasoshi Nagase en creepers et veste large de couleur vive, touriste nippon sur les traces du King à Memphis dans "Mystery train", Brad Pitt aspirant vedette dévot de Ricky Nelson et sa garde-robe colorée dans "Johnny Suede",. Il y a aussi les rigolos, Val Kilmer parodiant Elvis jusqu'à reprendre la tenue en jeans de "Loving you", ou encore Michel Serrault, énième incarnation de Nestor Burma déguisé en Teddy boy dans "Nestor Burma détective de choc" de Jean Luc Miesch (France 1981).
Et il y a les purs méchants, Wilem Dafoe qui endosse la dégaine du chef d'un gang de motards (Pour la deuxième fois, après "The loveless" de Kathryn Bigelow) dans l'univers parallèle Rock'n'Roll des "Rues de feu/Streets of fire" de Walter Hill (Etats-unis, 1984) Une sacrée touche avec son imper en uir noir qui en fait un croisement improbable entre le biker fifties et l'agent de la Gestapo. Willem Dafoe encore mais en clone hideux et pervers de Clark Gable en veste à franges dans "Sailor et Lula";
Il y a enfin les gentils, les représentants sages de l'ère fifties à neud papillon, Rick Moranis imprésario trouillard dans "Les rues de feu" ou Gary Busey incarnant Buddy Hollu dans "The Buddy Holly story" de Steve Kloves (Etats-unis, 1978)
Et c'est parti pour une nouvelle galerie avec en entrée Oliver Reed et Ringo Starr en grande tenue Edwardienne!
A droite Ringo Starr dans "That'll be the day" de Claude Whatham (Royaume uni, 1973) à gauche Oliver Reed dans "Tommy" de Ken Russel (Royaume uni, 1975)
Willem Dafoe, à gauche dans "Les rues de feu:Streets of fire" de Walter Hill, à droite dans "Sailor et Lula"
A gauche Gary Busey dans "The Buddy Holly story" de Steve Kloves (Etats-unis, 1978) A droite Rick Moranis dans "Les rues de feu/Streets of fire" de Walter Hill (Etats-unis, 1984)
Nicholas Cage dans "Sailor et Lula/Wild at heart" de David Lynch (Etats-unis, 1990) A l'extrême-droite, le même un peu plus tard...