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Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.

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Cinéma

Aujourd'hui: Honneur aux glandus!

Les glandus, traîne-lattes, bons à rien, dégourdis sans malice. Tout le monde en compte au moins un parmi ses connaissances. Mais le glandeur par vocation a aussi son équivalent dans la fiction, au même titre que les musclés, les forts, les braves, les remarquables. Dans le bon sens du terme.  Et si les flemmards ont un héros, c'est bien Gaston Lagaffe. Garçon de bureau - un sous emploi en soi, déjà- incapable d'exécuter un ordre, mais pas si fainéant pour autant puisque le gazier est finalement très occupé. A faire bien des choses. Sauf ce qui lui est demandé.

Inventeur d'objets souvent inutiles, en tout cas inappropriés, inconditionnel de la sieste, rêveur invétéré, catastrophe ambulante et pourtant attachant, le personnage crée par André Franquin a à la fois reflété une réalité et imposé un archétype sur le mode loufoque et tendre.

Pour des raisons inconnues de votre serviteur, cette figure suscita un intérêt certain dans le cinéma français de la fin des années 70 et des années 80 tout juste à leur aube. Pour le pire et...pour le pire!

 

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Cinéma
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"Les aventures de guidon futé" de Jean Marie Durand (France, 1979)

Le quotidien d'un provincial étudiant en chinois rêveur à Paris entre petits boulots et relations sentimentales plus ou moins durables.

Sorti en 1980, "Les aventures de guidon futé" fut réalisé en 1979 par Jean Marie Durand, lequel avait tenu divers emplois dans le cinéma, notamment pour Jean Rollin. Cette comédie avait pour matrice le court métrage "Vous n'avez pas une soeur à me présenter" réalisé en 1974 mais diffusé en première partie du "Don Giovanni" de Joseph Losey en 1979. C'est ce qu'on appelle un film tardif. Les méchantes langues ajouteraient un film d'attardé. Il est vrai que la chose nous montre un type à la personne et à la vie dénuée d'intérêts. Tour à tour peintre en objets pieux à destination de l'Afrique (C'est pour ça qu'ils sont noirs!) chef indien servant de cible à tomates dans une fête foraine (L'influence de Village people alors au sommet de sa gloire?) multipliant les conquêtes mais tombant sur un travesti au coup de poing redoutable. A côté de ça, il est incapable de déclarer sa flamme à son véritable amour et par ailleurs condisciple d'université.

Bon, il est temps de faire une pause.

"Les aventures..." appartient à ces comédies reflétant un certain air du temps, le temps des années 70 finissantes, post libération des moeurs (Les relations sexuelles à répétition du héros) avec ses étudiants perdus dans études incertaines et des boulots ingrats avec malgré tout l'envie d'une espérance- en l'occurrence l'amour. Le héros est à ce titre le cousin d'autres personnages de la même époque 'Le pion" ou encore "Le gagnant"

Pour les cinéphiles, il faut signaler la présence au générique de Henry Guybet (Grand habitué de la comédie désolante) et de Ysabelle Lacamp qui fera une petite carrière d'actrice, apparaissant notamment dans "Mortelle randonnée" de Claude Miller avant devenir un auteur à succès jouant sur ses origines asiatiques. A noter enfin que le film fut retiré de l'affiche après une semaine d'exploitation en raison de ses performances lamentables avant d'être ressorti sous le titre "Sois beau et tais toi". Il fut également exploité sous le titre "Tais toi et mange ta soupe" (Mais pourquoi?!)

Pour relier le film au thème de cet article; le lien avec Gaston? Les gaffes. Avec le sexe en plus.

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"Cherchez l'erreur" de Serge Korber (France, 1980)

Un savant atomiste rêveur et largué (Décidément!)  par sa petite amie s'applique à découvrir la formule qui ferait de la France une puissance nucléaire. Une amitié inopinée avec un chien cancéreux (Un basset hound, pour information. Mais si, vous savez, le chien de Colombo!) l'amène à se remettre en question.

"Cherchez l'erreur" est un de ces films qui tente de surfer sur la succès d'un comique, ici Roland Magdane. Tout le monde eut à le regretter, à commencer par Magdane lui-même. Cela dit, "Cherchez l'erreur" pose une question et y répond tout à la fois. L'erreur, contrairement à ce que certains pensent, n'est pas le film mais la tentative d'appliquer au grand écran les pitreries de Magdane. Or, ce qui fonctionne sur scène n'est pas forcément transposable au cinéma. Ici, on en a un bel exemple. A ce titre, la scène ou Magdane dîne chez son patron et parle de trous d'air avant de terroriser malgré lui la fille de la maison. C'est d'ailleurs ce qui vaut à Henri Virlogeux (La patron de Magdane dans l'histoire) tance son employé par cette réplique immortelle: "Violer une mineure passe encore, mais vos histoires de trous d'air.."

Et puis il y a le chien qui joue en somme la conscience de Magdane, l'amenant à renoncer au programme nucléaire top moumoute qui ferait de la France une grande puissance. Faut-il y voir de la zoophilie latente ou des relents écolos anti-nucléaires, il est vrai tendance à cause des opposants  à la centrale de Plogoff?

Gaston Lagaffe scientifique et amoureux des chiens.

Au suivant!

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"Fais gaffe à la gaffe" de Paul Boujenah (France, 1980)

Un chômeur rêveur (Et de trois!) trouve un emploi dans une maison d'édition. Il ne tarde pas à y semer la pagaille.

Enfin le vrai Gaston!..ou presque. Presque car cette adaptation qui devait être au départ officielle devint finalement officieuse suite aux réticences de l'auteur André Franquin, dès lors que ce dernier s'aperçut de la catastrophe qui s'annonçait. Ce qui explique pourquoi aucun des personnages ne portent le nom de ceux d'orgine. Ainsi Lagaffe devient "G" etc. Mal joué, mou, sans imagination, reproduisant laborieusement les gags de la bande dessinée, "Fais gaffe à la gaffe"

D'accord, il y a le Gaston latex, le tacot tricolore, le Gaffophone. Mais rien, rien ne marche.

Bon, j'arrête, je n'en peux plus. Pour la petite histoire, Lorraine Bracco avant d'être accolée à jamais à la Mafia pour ses prestations dans "Les affranchis" et "Les Sopranos"

Allez bon ouiquènede!

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