Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Auourd'hui: Rock'n'Roll et tôle froissée
Le Rock'n'Roll et les voitures, une histoire qui roule. De "Maybellene" à "It's late" en passant par les hymnes innombrables aux diverses marques (Chevrolet, Buick,et bien sûr Cadillac) l'automobile et le binaire font bon ménage. Jusqu'aux pires moments, quand par exemple on se tape une virée façon Jimmy D. avec la faucheuse pour terminus. Le jeu du "dégonflé" ou le "Chicken run" de "La fureur de vivre" ou de "Cry baby", tenir sans flancher sur le toit d'une chignole lancée à toute berzingue...
Une mythologie de l'inconséquence adolescente qui ne faisait pas rêver les adultes - bien qu'on fut loin des rodéos urbains chers à Lola Quivoron, les impétrants risquant leur vie et non celle des autres. Aussi les grands entreprirent-ils de raisonner ces garnements par des films éducatifs les incitant à plus de prudence. Avant d'aller plus loin, il convient d'expliquer ce qu'étaient dans les années 50 les films éducatifs. Eh bien des films éducatifs, souvent destinés aux écoles et visant à mettre au parfum les masses jeunes ignorantes quant à diverses situations. Rencontrer sa belle-mère, manger au restaurant, conduire sans risque. Mais il n'y eut pas que des films, des chansons servirent également à alerter quant aux dangers de la route. Parmi elles, il faut compter "Chickie run" de Homer Denison jr, moreau mi-parlé, mi-chanté qui narre la tragiue aventure d'un djeun qui meurt pour avoir accepté le défi automobile lancé par un autre abruti de conducteur. Sur un mode humoristique, un certain Nervous Norvus chanta les déboires d'un conducteur qui, victime de plusieurs accidents consécutifs, doit subir à chaque fois une transfusion sanguine. Et ça tombe bien, puisque son épître s'intitule justement "Transfusion", inoubliable hymne à la tôle froissée rythmé par des bruits de carambolages (Je rappelle à ce propos qu'il est expressément défendu aux soldats de caramboler lles jeunes filles dans les couloirs du palais présidentiel, ceux qui lisent SAS me comprendront)
Dans ce registre, il ne faudra pas oublier deux incunables du genre "Leader of the pack"des Shangri-las ou quand l'amour s'achève par un dérapage motocycliste (Là encore avec crissements de pneus à l'appui) et bien sûr "Dead man's curve" de Jan & Dean et son miraculé de la route qui jure après son sauveatge de ne plus appuyer sur le champignon.
A bientôt!