Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Rock Hudson.
"Même mes grands cow-boys sympathiques meurent du SIDA."
Cette sortie pour le moins malheureuse prononcée par un journaliste de la deuxième chaîne il y a quarante ans fut l'oraison funèbre d'une légende de l'écran. Rock Hudson fut tour à tour jeune premier romantique, roi des pétroles texans, prof de gym tueur en série pour finir réorienté dans Dynasty, feuilleton très populaire chez Jean Phi et Jean Mi. Une légende, oui et pas seulement devant les caméras. Sa légende commença comme un mélange d'ascension et de farce avec son agent qui lui fit refaire ses dents et lui apprit à tenir sa fourchette comme un homme (Et la biscotte, hein, Renato?) Puis elle tourna au drame, celui de ce secret qui n'avait rien de magnifique et que l'acteur devait maintenir quant à ses moeurs. Alors que de Hollywood à Tamanrasset, le monde entier savait. Enfin il y eut la fin, la tragédie, le SIDA évoqué par le journaleux susmentionné.
Le secret était rompu. Trop tard. Trop tard pour se libérer de l'hypocrisie qui avait survécut aux années MacCarthy. Depuis, un aveuglement a succédé à l'autre, célébrant la différence jusqu'à la nausée. Enfin, tant que ça peut rapporter des ronds..."