Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Bon anniversaire Barbara Steele!
Elle commença dans son pays, le Royaume uni, jouant de petits rôles, notamment dans "Opération Scotland yard" avant de devenir la reine du gothique transalpin, grâce au "Masque du démon". Cette gloire l'embarrassa longtemps, elle qui se rêvait actrice "sérieuse". Elle apparut bien sûr chez Fellini ou Schlondorff, mais elle demeurait la reine de l'horreur, ce qui lui attira entre autres déconvenues le mépris de Paul Meurisse lors du tournage du "Monocle rit jaune".
Quand le Gothique déclina, ses apparitions se firent plus rares. Roger Corman qui l'avait dirigée dans "La chambre des tortures" lui donna du travail dans les années 70, ce qui lui valut d'avoir son nom au générique de deux productions du susnommé "Cinq femmes à abattre" et "Piranhas". Elle se montra aussi dans "La petite" de Louis Malle et "La clé sur la porte" de Yves Boisset, ancien assistant réalisateur de Riccardo Freda, lequel avait eu Steele comme vedette dans le diptyque du professeur Hichcock.
Elle se reconvertit dans la production télévisuelle, mettant sur pied la saga guerrière de Dan Curtis "L'orage de la guerre"
Plus récemment, elle sortit de sa retraite pour apparaître dans divers films dont "Lost river de Ryan Gosling" et se réconcilier avec son passé de monarque de l'épouvante.
Elle restera à jamais l'héroine aux multiples visages du fantastique italien. Victime ou manipulatrice, belle ou défigurée, bonne ou mauvaise, brune ou blonde. Une incarnation comme peu d'actrices le furent. A l'heure ou Brigitte Bardot n'est plus de ce monde, merci madame et surtout vivez encore!