Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Russ Meyer
Il y a cent quatre ans et un jour naissait Russ Meyer. Il y a quarante deux ans et des brouettes, le distributeur, journaliste, cinéphile et érudit Jean Pierre Jackson lui consacrait une biographie en même temps qu'il sortait quelques opus du maître du cinéma mammaire (Sans Noel) avec ses femmes sexy et redoutables, les Vixens, terme anglais désignant la femelle du renard et signifiant se masturber en allemand (Hein ,les Jean Masturbin!) . Considéré par John Waters comme le Eisenstein du film sexy, Meyer se forma au métier de cameraman sur le front d'Europe, il commença comme photographe pour des clubs d'effeuilleuses. Ce fut presque par hasard qu'il en vint au cinéma lorsque le patron d'un club lui demanda de réaliser un film afin de promouvoir son établissement et, partant, ses danseuses. Et ce fut "The immoral Mr Tease" qui en 1959 marqua les débuts de cinéaste de Meyer. Carrière qui dura vingt ans, s'achevant par "Beneath the valley of the ultravixens".
L'homme était modeste, disant qu'il avait bien vécu et qu'il était heureux d'avoir filmé des femmes à gros seins. Il disait également qu'il sentait la qualité d'une scène quant il avait une semi-érection et que son caleçon était humide.
Pour l'anecdote, il fut reçu à Yale en 1970. Et il manqua réaliser le film des Sex pistols quand celui-ci s'appelait encore "Who killed Bambi?"