Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: le Pink Palace de Jayne Mansfield,
C'était un grand manoir de style espagnol situé à Los Angeles. Jayne Mansfield, la Marilyn du pauvre, comme on la surnommait parfois, et son mari le culturiste hongrois Mickey Hargitay l'achetèrent pour une somme équivalente aujourd'hui à 700 000 dollars. La nouvelle propriétaire nomma sa maison le "Pink Palace" suite à son choix du rose - sa couleur préférée- comme couleur dominante. Le rose n effet était partout ou presque dans cette demeure que certains qualifièrent de simple décor pour séance photo.
Pauvre Jayne Mansfield, traitée d'idiote par beaucoup, elle souffrit du manque de reconnaissance d'une profession et d'un public qui confondait son emploi à l'écran et la personne qu'elle était: bonne violoniste, polyglotte, sensible et curieuse. Elle se perdit dans les nanars italiens, les performances dans les bars à routiers, l'inauguration d'usines à saucisses et le satanisme.
Elle savait jouer cependant de cette image, faisant de son antre un lieu qui lui ressemblait, qu'elle aimait et un gag. Tout à la fois. Elle trouvera d'ailleurs un suiveur en Liberace, le pianiste à paillettes.
Après sa mort tragique en 1967, le Pink Palace fut successivement occupé par la chanteuse Cass Elliott, le Beatle Ringo Starr - un ancien ami-, le crooner Englebert Humperdick - un ancien amant- qui fit bénir les murs (Crainte des pratiques de la star?) en 1977. Il la revendit en 2002, ce qui sonna la fin du palais, les promoteurs décidant de la démolir.
L'Amérique ne respecte décidément pas le passé. Non seulement le Pink Palace était le reflet de son occupante, c'était aussi un morceau d'Americana.
Aujourd'hui: le Pink Palace de Jayne Mansfiel