Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Link Wray
A l'origine, cet article aurait du figurer dans la section "Hommage", Link Wray ayant rejoint au Paradis des musiciens il y a tout juste vingt ans. Mais, mes retards et le récent le décès de Graham Fenton m'ont décidé à le ranger dans la rubrique consacrée aux légendes du Rock.
Je ne ferais pas ici un tour d'horizon de la carrière du guitariste Shawnee, par ailleurs bien connue. Au lieu de cela, je passerais rapidement sur l'excellente série de compilations réalisée par Norton records "Missing links"
Ces dernières regroupent divers enregistrements s'étalant depuis le milieu des années 50 jusqu'à celui de la décennie suivante. Forcément inégaux, les morceaux figurant sur ces quatre galettes révèlent la versatilité et le talent de Wray. Partant de la Country du premier volume pour arriver aux titres dansants à l'ambiance surf/Hot rod typiques du début des 60s du dernier opus, l'homme savait varier les plaisirs. Mais le plus impressionnant demeure ses incursions dans le Blues avec "Big city after dark" ou " Streets of Chicago", genre auquel il confère un cachet très personnel, quasi-expérimental qui ne pourrait être comparé qu'aux essais de Ike Turner ou de Johnny "Guitar" Watson à la même époque et qui annoncent déjà les délires de Hendrix.
Il faut également retenir ses collaborations avec Bunker Hill, Bluesman agressif autant qu'excentrique à l'éphémère carrière, parmi les fleurons de ces anthologies (Mais est-ce bien le mot?) ainsi que les occasions ou les frères de Wray prennent le micro, ce qui n'est pas si anecdotique.
Au final, ces quatre disques avec leurs faiblesses exposent la diversité du talent d'un des hérauts les plus doué de notre musique préférée.