Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Albert Spaggiari.
Il s'appelait Albert et naquit dans le sud de la France. Il s'engagea dans les paras puis partit pour l'Indo. Il ne s'y couvrit pas de gloire mais écopa d'une arrestation pour avoir braqué la caisse d'un bordel, un exploit qui bien que beaucoup plus modeste que celui qui devait le rendre célèbre annonçait néanmoins ce dernier. Il se servit de ses souvenirs de son séjour dans les rizières (Avait-il trois femmes à lui?) intitulé "Faut pas rire avec les barbares."Mais entre son retour des pays chauds et la célébrité durement acquise, il y eut une longue période ou il mena la vie d'un citoyen modèle, plus précisément celle d'un photographe spécialisé dans les mariages.
Puis, en 1976, par un de ces hasards facétieux qui ramène à ce que l'on chérit le plus, il lui vint l'idée de cambrioler la banque de Nice en passant astucieusement par les égouts. Il s'adjoignit pour ce faire les services de la pègre locale, une bande en l'occurrence menée par un chauve surnommé on en sait pourquoi "Le tondu". L'opération réussit et rapporta à Albert non seulement la gloire mais aussi la sympathie d'une partie du public. Notamment en raison de l'inscription à la craie laissée à l'attention de la police: "Sans arme, sans violence ni haine."
Puis ce fut la période globe-trotter de notre Albert, il passa ici, là et un peu partout, comme par exemple l'Argentine, contrée dont il appréciait le régime politique dictatorial. Pour autant Albert n'était pas un nostalgique du vote à main levée. Il connut aussi le Brésil ou il rencontra son quasi-homologue britannique Ronnie Biggs, participant (Et non cerveau, contrairement à une légende) du casse Glasgow-Londres. Les deux hommes se chicanèrent - sous le patronage de notre Paris Match national- au sujet de celui qui avait la plus grosse...somme dérobée. Ronnie insista, prétendant qu'il était le meilleur avec la rigueur d'un expert-comptable. Ce qui ne l'avait pas empêché de faire un disque avec les Sex pistols.
Puis Albert reprit sa vie d'errant, comptant parmi les criminels les plus recherchés du monde, dixit l'Express en 1985.
La police ne rattrapa pas Albert mais le cancer l'attrapa. En 1990. Albert mourut donc, non sans s'être marié selon le rite catholique traditionnel. C'est tout à son honneur.
Le livre puis le film "Les égouts du paradis" inspirés par les exploits d'Albert. Il se chargea lui-même d'écrire le livre.