Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Les gros.
Le gros. La terreur des balances, la risée des enfants, la fortune des diététiciens. Parfois, un sort trop facétieux les pousse dans les rangs des phénomènes de foire ou des merveilles de la nature, comme le britannique Daniel Lambert qui mourut jeune à l'aube du XIXème siècle non sans avoir remporté le titre d'homme le plus gros homme d'Angleterre; Ou comme Arsène Remond "Le colosse jurassien" qui exhiba ses 315 kg dans les foires et dont la tombe demeure une curiosité locale.
Il y a le gros rigolo, et le gros inquiétant. Voire le gros rigolo et inquiétant comme la star du comique du Muet Fatty Arbuckle qui fit rire à l'écran avant de terrifier dans la vie par une sombre affaire de viol et de meurtre ui impliquait un sexe trop petit et des tessons de bouteille. Il y a le gros malsain des films d'horreur, Alfonso Denoble, videur de bar gay et acteur occasionnel, notamment dans "Alice sweet Alice", et le gros élégant et snob, Robert Morley.
Il y a le gros bon vivant, drôle et érudit tel l'artiste multicartes familier de la télévision Jean Marie Proslier.
Il ya le gros maître du mystère tel Sir Alfred Hitchcock. Et le gros escroc et ponte de la pègre, Sylvain Scolnick, champion de l'arnaque au chéquier.
Le gros lunaire et absurde, Jean Claude Rémoleux, habitué des films de Jean Pierre Mocky.
Il y a le gros sportif et champion de Kung fu, Sammo Hung.
Et le gros détective. Nero Wolfe, l'homme à l'orchidée des romans de Rex Stout et des dimanche après-midi chez Jacques Martin. A noter que l'auteur de ce personnage défendit toute adaptation suite à celle réalisée en 1936 qu'il jugeait ratée. Reste que des petits malins contournèrent le problème en créant un gros détective privé sur les ondes qui eut ensuite droit au moins à une aventure cinématographique "The fat man" qui vit dans un rôle de méchant une des premières apparitions de Rock Hudson.
Sur ce, à bientôt!
Robert Morley, grand second rôle britannique ici aveec Vincent Price dans "Théâtre de sang" de Douglas Hickock (Theatre of blodd, Royaume uni, 1973)
Alfonso Denoble, éphémère figure de l'horreur U.S dans "Alice sweet Alice" de Alfred Sole (Etats-unis, 1976)