Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Siegfried 'Kongo" Muller
On les appelle les affreux. L'imaginaire les associe à des soldats au passé douteux qui se cachent sous l'état de soldat de fortune ou de fous de guerre, ou de cyniques prêts au pire dès lors qu'ils tiennent un fusil. Siegfried Muller, parfois surnommé "Kongo Muller" appartient à cette espèce de modernes spadassins. Passé par les Jeunesses Hitleriennes puis par la Wehrmacht avant de se réfugier en Afrique du sud. Cet exil africain fut pour Muller le départ d'une grande aventure qui comprit la pacification du Katanga ou il était à la tête du Commando 52 principalement composée de germanophones. Sans complexe, il arborait sa croix de fer et portait en bandoulière son origine prussienne, affichant le drapeau du land dans son jardin.
Réputé sans scrupules, il eut pour autre surnom "Der lachende mann", l'homme qui rit, bien éloigné du roman de Victor Hugo. Ce nom de guerre servit de titre à un documentaire, parfois diffusé sous le titre de "Smiling killer" dans les pays anglophones. Il servit de modèle au personnage du capitaine Heinlein dans le roman de Wilbur Smith "Le dernier train du Katanga"qui devint le célèbre film éponyme ou Peter Carsten incarnait cet ancien nazi impitoyable jusqu'au sadisme. Il fut également moqué dans le film ouest-allemand "Didi und der rache die enterbten"
Quoiqu'il en soit, il demeure une figure qui apporta au mythe des mercenaires. Avec le mélange de fascination et de répulsion que cela implique.
"Nonstop trouble family" de Dieter Hallervorden et Christian Rateuke (Didi und die rache der enterbten, RFA, 1985)