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Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.

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Littérature

Aujourd'hui: Deux contes fantastiques méconnus de Maupassant.

Dès lors qu'on évoque les rapports de Maupassant avec le Fantastique, c'est "Le Horla" qui vient immédiatement à l'esprit. Certes, ce texte compte parmi les plus importants de son auteur mais il n'est toutefois pas le seul, loin de là. Ensuite, il existe une idée reçue voulant que l'un des plus grands nouvellistes de notre littérature ait abordé le genre à la fin de sa (courte) vie comme une réponse aux angoisses liées à sa maladie. Ce n'est pas là non plus exact.  Enfin, certains opposent la part du Fantastique chez Maupassant et le reste de son oeuvre. Faux encore.

Les deux textes ici présentés offrent un démenti à ces affirmations un brin péremptoires. Tout d'abord "Le docteur Héraclius Gloss" écrit selon plusieurs sources en 1875 mais publié tardivement à titre posthume en 1923. Rédigé alors que l'écrivain était un tout jeune débutant, ce récit montre que son intérêt pour l'imaginaire lui était venu très tôt. Par ailleurs, il n'est en rien en contradiction avec ses autres contes. Ici comme ailleurs, l'histoire prend pour cadre un lieu et un milieu bien précis- en l'occurrence le monde des petits notables de province. C'est l'un de ces derniers qui est le pivot de la nouvelle et lui donne son titre, le fameux docteur Gloss, médecin quelque peu excentrique mais sans histoire jusqu'au jour ou il découvre un manuscrit de l'illustre Pythagore traitant de métempsychose. Autrement dit le déplacement des âmes dans les corps. Le brave médecin en est retourné au point de sombrer peu à peu dans la démence. Une descente dans les Enfers de la folie qui commence par des expériences sur des animaux. 

Sans trop dévoiler l'intrigue de ce texte assez bref, il convient cependant de révéler que l'irrationnel est ambigu. Gloss est-il fou ou sa conviction repose-t-elle sur une réalité qu'il serait seul à percevoir?

Quoiqu'il en soit, si "Le docteur..." annonce autant "Le Horla" qu'il définit l'univers de Maupassant souvent peuplé de bourgeois grands et petits avec leurs lâchetés, leur courage, et parfois leurs lubies confinant aux excès les plus dangereux. Et quelque fois les plus drôles.

Passons maintenant à "Coco, coco, coco frais!" très brève nouvelle racontée à la première personne par le narrateur dont la vie semble rythmée par les apparitions ponctuelles d'un marchand de Coco (Boisson vendue au XIXème siècle par des marchands ambulants travaillant dans les rues et les  jardins publics) Là, l'étrange sinon le Fantastique vient d'un personnage issu du quotidien et dont la répétition relève d'une anomalie qui n'est pas expliquée...pare qu'elle n'est pas explicable! Cela montre que l'imaginaire peut se passer de créatures, monstres, spectres ou sortilèges. On aura une pensée d'une nostalgie de ce que nous n'avons pas connu à savoir le marchand de Coco désormais à jamais disparu. Comme le disait Jean Carmet dans "Comment réussir quand on est con et pleurnichard" Pour finir, Maupassant montre ici une fois de plus son don de peintre de son temps, dans tout ses caractères, notamment les petits métiers.

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