Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Les mythes ont la vie dure. Ils survivent à l'époque qui les a vu naître en subissant certes e nombreux changements mais ces derniers demeurent superficiels. Et c'est avec une belle et poétique manière que nous le prouve Pierre Dubois avec ces relectures des plus célèbres contes de fées. En effet, quand l'auteur adapte à notre temps "La belle au bois dormant" (Qui ouvre lreceuil) ou "Blanche neige", il démontre que ces histoires ne sont pas celles du passé mais intemporelles. Et, faut-il le rappeler, les contes de fées n'étaient pas destinés au départ aux enfants. Ils sont du reste violents, dépeignent des situations bien souvent terribles. "Le petit poucet" ne parlait-il pas e l'abandon des enfant?, "Blanche neige" évoquait la jalousie et le meurtre - et sans doute aussi les abus de pouvoir- et l'on pourrait continuer ainsi avec bien d'autres. Aussi les transposer dans l'univers du polar n'a-t-il rien de choquant. C'est même en un sens logique. Et fait encore une fois de belle manière.
"Comptines assassines"
Rédigé huit ans après "Les contes de crime", "Comptines assassines" reflète une démarche similaire au précédent volume, autrement dit la transposition de figures de l'imaginaire classique aux temps modernes. L'ouvrage se distingue cependant de son prédécesseur de par les thèmes choisis, lesquels ne se limitent plus aux contes e fées mais vont chasser sur d'autres terres comme celles de la littérature gothique ou de légendes locales ou/et nationales comme "La dame blanche"
Plus dense et parfois plus sombre que "Les contes de crime", il procure toutefois le même enchantement que son jumeau.