Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: " "Rira bien qui rira le dernier" et "Le chaos boy" de Henri Viard (1970)
Et si Hitler, Mussolini, Churchill et tout les acteurs majeurs du second conflit mondial avaient été des gangster? C'est cette version fantaisiste de l'événement que propose Henri Viard.
Dans "La bande à Bonape" Henri Viard appliquait le traitement truand à une de nos plus grande figure historique. C'était malin, drôle, et témoignait d'une grande érudition. Un an plus tard, Viard remet le couvert en s'attaquant cette fois aux ténors du deuxième conflit mondial.
Si le résultat est amusant et subtil - Mussolini en marchand de légumes un peu louche, De Gaulle en mécanicien spécialisé dans le gonflement de moteur pour voitures destinées aux hold-ups-, la formule étonne un peu moins car déjà éprouvée. Non que l'auteur se laisse aller à la facilité, il montre simplement les limites du procédé. Heureusement, il fait preuve d'inventivité, notamment lors de l'invasion de la Grèce ou les citoyens de la Belle Hélène deviennent des artistes de cabaret travestis.
Reste un moment de lecture agréable mais un peu longuet.