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Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.

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Littérature

Aujourd'hui: Edition spéciale Pierre Pelot.

Ce nouveau numéro de la rubrique littérature inaugure une nouveau format dit "Edition spéciale" qui se concentre sur un auteur ou un genre. Aujourd'hui il va être question de Pierre Pelot, grand artisan de la littérature populaire, comme aurait dit le camarade Georges (Les plus âgés comprendront) Pelot étant des plus prolifique, cet article sera consacré à quatre romans publiés pendant les années 70 relevant du fantastique. Pour les nouveaux venus dans l'univers de Pelot, il n'est peut-être pas inutile de dire que ce diable d'auteur a roulé sur de nombreux terrains allant du polar au roman historique en passant par la chronique intimiste.

Le choix n'est pas du au hasard, les livres en question ayant fait l'objet d'une réédition en un volume en 1998 dans la collection "Bibliothèque du fantastique" du Fleuve noir.

Sans plus tarder, passons aux chroniques!

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"La peau de l'orage" (1973)

Alice, hippie lancée sur les routes de France fait une halte dans les Vosges ou elle rencontrera un camarade hippie, une étrange famille et, malheureusement, une malédiction au centre de laquelle se trouve une espèce de spectre à grand chapeau...

Ecrit en 1973 pour le compte de la collection "Angoisse" de Fleuve noir, "La peau de l'orage" est à la fois typique de son auteur et de son époque. Le cadre paysan du récit est en effet une constante chez Pierre Pelot dns nombre de ses oeuvres, tout genres confondus. Quant aux mésaventures de cette jolie hippie qui débarque au beau milieu de sortilèges de la campagne, elles font écho à de nombreuses histoires du même tonneau, littéraires ou cinématographiques. Confrontation condamnée à mal finir entre urbains déracinés volontaires type "Pierres qui roulent" et monde rural vissé sur son mode de vie et ses croyances.

Toutefois, Pierre Pelot évite le cliché par l'humanité qu'il met dans chacun de ses personnages qu'il ne méprise jamais, d'une part. D'autre part, l'authenticité dans ses descriptions. Pierre Pelot aime sa région, les Vosges, passionnément cela se sent forcément et rend le roman attachant sans nuire à son caractère fantastique et angoissant.

Enfin, il y a la sensualité dont ne se dépare jamais l'auteur et renforce cette humanité.

S'il n'est pas le plus fort ou le plus original des romans de Pierre Pelot, "La peau de l'orage" est attachant et démontre le savoir-faire et le talent de l'écrivain qui parvient à rendre captivant une commande.

Littérature

"Duz" (1974)

Duz, un jeune garçon, est déposé par sa mère et son beau-père dans un orphelinat. Dans cette institution, il connaîtra le sordide, la brutalité mais aussi l'amitié et une atmosphère magique autant qu'inquiétante. Il en ressortira transformé.

Paru en 1974, et toujours chez Fleuve noir, "Duz" aborde le thème délicat et terrible de l'enfance abandonnée. La chose s'avère d'autant plus cruelle que la loi donne aux parents de ce gamin le droit de le remiser sans plus de souci. Privé de repères, le "Duz" du titre sombre dans univers monstrueux ou se mêlent les horreurs réelles - qu'elles soient commises par les adultes ou les enfants eux-mêmes-  et d'autres fantasmagoriques...qui ne le sont peut-être pas tant que ça. L'auteur de ce point de vue laisse le lecteur décider si les créatures de la cave que Duz voit la nuit ne sont que le fruit de son imagination ou pas...

Un fait intéressant est le choix d'avoir fait se côtoyer des laissés pour compte. outre les orphelins, il y a aussi parmi les employés une attardée mentale qui sert d'initiatrice sexuelle plus ou moins consentante aux gosses. Il y a également des vieillards - l'établissement accueille dans un bâtiment annexe de vieilles personnes- dont un particulièrement singulier ancien communiste surnommé "La noblesse" qui se prétend versé dans l'occulte.

Quand à la fin du roman les parents de Duz viennent finalement le chercher, Duz s'avère transformé par son expérience traumatisante. Sans qu'on sache jusqu'ou..

Peinture des peurs et des cauchemars enfantins et dénonciation du sort fait aux plus fragiles, "Duz" est un excellent roman d'angoisse qui ne lâche jamais le lecteur et laisse une impression de malaise qui demeure une fois le livre terminé

 

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A suivre...

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