Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: Edition spéciale Pierre Pelot (Suite)
"Je suis la brume" (1974)
Rachel, jeune et jolie artiste assiste à un accident de voiture. Elle va vite se rendre compte qu'elle est la victime de cette catastrophe et que le cadavre emporté par les secours est le sien. Elle va donc devoir apprendre cette nouvelle "existence"...
"Je suis la brume" qui compte parmi les derniers opus de la collection "Angoisse" qui devait disparaître l'année de la parution dudit livre. Ce roman aurait pu être sous-titré " Manuel du fantôme débutant" (Je n'allais pas écrire "Le fantôme pour les nuls") et dépeint pas à pas le cheminement de son héroine de l'étonnement à l'acceptation en passant par le désespoir et le révolte.
Situation fantastique, situation surnaturelle, situation qui ne saurait se produire dans la réalité, bref situation de l'imaginaire pur...que Pierre Pelot rend crédible. Et ce notamment par une description précise du cadre de son livre, en l'occurrence le sud des Etats-unis (Le Tennessee et la Floride) que l'auteur semble bien connaître et qui n'a jamais fait mystère de sa fascination pour cette partie du monde et sa littérature.
Il faut ajouter à cela le personnage du shérif qui fait le lien entre Rachel et le lecteur, renforçant la crédibilité du récit.
Un bon roman à la riche atmosphère plein d'une grande empathie qui entraîne le lecteur jusqu' à son dénouement.
"Brouillards" (1975)
Callien, un paysan recueille une jeune femme enceinte. Cette dernière donne naissance à un garçon nommé Rufus. Des problèmes se posent alors, notamment une entente bancale dans le couple et un dédoublement de personnalité.
Le dédoublement qui affecte l'un des protagonistes du récit serait-il contagieux? La confusion inhérente à pareille condition contamine le livre et le rend difficile à suivre. L'authenticité coutumière de l'auteur maintient heureusement l'intérêt jusqu'au bout mais avec peine. Le plus faible des quatre romans. Trois sur quatre, le score est plus qu'honorable/