Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: "La malédiction de la panthère rose/Revenge of the pink panther" de Blake Edwards (Etats-unis:/Royaume uni, 1978)
L'inspecteur Clouzot est victime d'une dix -septième tentative d'attentat ratée. Au lieu de l'atteindre, elle touche un évadé..qui est pris pour lui! Alors que tout le monde le croit mort, Clouzot enquête sur les auteurs de l'attaque aidé entre autres par son fidèle domestique Kato. Pendant ce temps, son supérieur Dreyfus est libéré de l'asile psychiatrique...puis se met à la poursuite de Clouzot, son éternel ennemi.
Dernière aventure du policier français gaffeur interprétée par Peter Sellers, "La malédiction de la panthère rose"joue la carte du 'toujours plus". Plus de péripéties, plus de déguisements, plus de gags, plus de cascades. Et moins de scénario. En effet, "L'intrigue" une fois posée, c'est une succession de situations burlesques dignes d'un dessin animé. Faut-il s'en plaindre? Eh bien non!
Avec le recul des années et la situation du film dans la série à laquelle il appartient, "La malédiction de la panthère rose" constitue un sommet à la fois des aventures de Clouzot et d'une certaine conception du comique qui devait trouver un héritage chez le trio américain ZAZ. Notamment.
Alors, nul besoin de bouder son plaisir devant les accoutrements de Peter Sellers, mandarin chinois, Toulouse- Lautrec (Pour aller à Montmartre, digne des Dupond de Tintin du "Lotus bleu") parrain de la Mafia, et - mon préféré - marin danois avec fausse jambe de bois et perroquet gonflable intégré. Bien sûr, avec son génie habituel, Clouzot sabote ses camouflages. Quand d'autres ne le font pas pour lui.
On appréciera par ailleurs l'abattage de Burt Kwouk et plus encore de Herbert Lom, plus hystérique que jamais, le charme de Dyan Cannon et de Valerie Leon, échappée de la Hammer qui pose ici en dominatrice (Voir photo!)
Un très bon moment et, pour ce qui me concerne, un très bon souvenir, entre autres parce que le film me fit découvrir Peter Sellers. Vu le 9 décembre 1978 à Rennes au désormais défunt depuis longtemps cinéma Les Clubs, rue d'Antrain. Nostalgie..