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Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.

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Cinéma

Aujourd'hui: "Running man" de Paul Michael Glaser (The running man, Etats-unis, 1987)

Dans un futur proche, suite à une crise économique, les Etats-unis sont devenus une dictature. Afin de calmer la contestation, le gouvernement organise un jeu télévisé ou des criminels traqués par des chasseurs obtiennent leur liberté s'ils survivent à l'épreuve. Un ancien policier qui a basculé en refusant de tirer sur des manifestants, se retrouve à participer à ces nouveaux jeux du cirque...

Réalisé en 1987 par Paul Michael Glaser (Eh oui, Starsky en personne!) et inspiré par un roman de Stephen King (Un de ceux qu'il a rédigé sous le nom de Richard Bachman) "Running man" appartient à la famille dystopique de la science fiction, rejoignant en cela d'illustres prédécesseurs, parmi lesquels "Rollerball" et "La course à la mort de l'an 2000". On est ici dans les jeux du cirque version high-tech, ou comme dans l'ancienne Rome, les spectacles violents servent à endormir la peuple. Et c'est très amusant. Pourquoi? En raison de sa star, Arnold Schwarzenegger en personne, acteur de droite soutien de tous les candidats républicains depuis Richard Nixon. C'est en effet très drôle, attendu que le propos relève plutôt d'idées sinon gauchistes, à tout le moins de gauche. Et qui fait écho de manière déformée mais qui fait écho tout de même à la réalité de l'Amérique d'alors. Celle de Reagan qui permit l'enrichissement de quelques uns et la paupérisation de beaucoup, voir à ce sujet l'augmentation des sans abris durant cette période. C'est d'autant plus cocasse, que le type de spectacle dénoncé ici est précisément celui-là même qui a offert à Schwarzie la popularité qu l'on sait. Certes, chacun à le droit d'avoir ses contradictions et il ne s'agit pas dans cet article de moquer ou de dénoncer qui ou quoi que ce soit. Après tout, il existe d'autres exemples, Alain Delon, acteur giscardien qui tourna bien souvent pur des réalisateurs qui n'étaient pas de son bord, à commencer, et ce n'est pas le moindre, Luchino Visconti.

Pour ce qui concerne le sujet du jour, il ne faut pas non plus prêter à ce film une profondeur qu'il n'a pas. Ainsi que l'avait fait remarqué un journaliste de cinéma dont j'ai oublié le nom (Qu'il me pardonne!) , les méchants opposés à Schwarzie sont d'abord et avant tout des seconds couteaux, des gueules connues. A la différence des ennemis de ons grand rival Sylvester Stallone qui eux sont des vilains mus par une idéologie. Il est à ce titre intéressant de comparer les carrières des deux acteurs qui sont très différentes. De par leurs rôles, tout d'abord. Stallone a incarné des personnages très ancrés dans la réalité. Le boxeur prolo de "Rocky", l'ancien combattant de "Rambo", entre autres. Alors que Schwarzie a beaucoup donné dans l'imaginaire pur. La science fiction et le fantastique ont souvent croisé son chemin. "Conan le barbare", "Total recall", "Terminator" et d'autres. Certains attribuent ces choix au statut d'immigré de l'acteur qui ne s'est jamais départi de son accent. Sans doute...

Pour en revenir au film qui nous intéresse , il comporte tous les éléments (Ingrédients?) évoqués plus haut. Des méchants pittoresques (A ce titre, ils sont particulièrement nombreux ici) absence de franche idéologie (Ou alors celle qu'on veut y voir!) univers violent et fantaisiste, coloré qui évoque les Marvel comics. Ce n'est pas très fin mais qui attend cela d'un tel film? Il remplit sa fonction, et c'est tout ce qui compte.

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