Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: "Alice sweet Alice" de Alfred Sole (Communion, Etats-unis, 1976
Suite à l'assassinat de sa soeur qu'elle jalousait, Alice, une adolescente de 12 ans est soupçonnée d'être l'auteur de la vague de meurtres qui terrorise le quartier.
Apparenté à la saga des enfants maléfiques qui pullulaient durant les années 70 suite au succès de "L'exorciste" et situé entre le Giallo finissant et le Slasher qui attendait encore son heure, "Alice sweet Alice" agace et surprend. Il agace par ses facilités anticléricales et ses incohérences - une gamine de douze ans tueuse en série, vous y croyez vous? Il surprend par son courage paradoxal qui consiste à présenter une victime antipathique. La Alice du titre. De surcroît, il y a une atmosphère lourde et pluvieuse à la fois (Il flotte pendant presque tout le film, d'ou le ciré jaune porté par le tueur ou la tueuse, ne divulgâchons pas, comme on dirait au Québec!) un univers peuplé de personnages malsains, en particulier le propriétaire obèse joué par Alfonso Denoble (Voir article à son sujet dans le dossier sur les gros) Et enfin il y a l'influence qu'il a exercé sans doute de façon souterraine. Le masque féminin en vinyle du tueur qui a du inspiré Bob Dylan pour son film "Renaldo & Clara", le détournement de la communion pervertie par les adultes, idée qui sera reprise plus tard dans l'étrange comédie "Heaven help us" de Michael Dinner (Bon c'est de très mauvais goût mais cela doit être dit)
Il fut par ailleurs le premier film de Brooke Shields, ce qui permit de lui donner une seconde chance en vidéo en axant la publicité sur le nom de l'actrice qui n'y apparaît pourtant que six minutes. Je me souviens l'avoir découvert en 1986 à la télévision sur la défunte chaîne TV6. Nostalgie...