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Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.

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Cinéma

Aujourd'hui: "Ashanti" de Richard Fleischer (Etats-unis, 1979)

Un médecin humanitaire en mission en Afrique cherche à sauver sa femme enlevée par des trafiquants d'esclaves.

Sorti en 1979 et réalisé par Richard Fleischer, prestigieux cinéaste du Hollywood classique, "Ashanti" suscita parmi la critique quelques réactions amusées. Il est vrai que cette histoire d'esclavage moderne cumule de nombreuses maladresses. Dialogues involontairement hilarants ("Voici Malik, sa femme a été violée et sodomisée par les trafiquants." Elle ne leur a pas fait une gâterie au passage? S'agit d'être précis!) personnages caricaturaux -Peter Ustinov en marchand d'esclaves arabe cauteleux (Bon, d'accord le sympathique et rotond germano/Russo/Britannique était un "Carrefour international", mais y'a des limites) - Omar Sharif en aristo roi du pétrole amateur de beauté ébène et de sandwich aux concombres (Mieux que la tarte aux concombres dont chacun sait que c'est pas bon!) William Holden en mercenaire désabusé ("Un mercenaire? Une putain et encore même la prostitution a ses règles!" Faut appeler Miou Miou dans "La dérobade" William!) Kabir Bedi en bédouin - Oui Sandokan en personne. Et enfin Michael Caine qui aimait à l'époque les films d'aventures à gros budget pour peu que ceux-ci lui procurassent des vacances au soleil (C'est absolument authentique, cela vient de l'acteur en personne!) dans le rôle d'un toubib façon Kouchner époux d'une splendide africaine (C'était prémonitoire l'acteur épousera plus tard une africaine, mais bon c'est pas le carnet blanc ici!)

Bon. J'arrête. Parce que à part ça, il y a peu à dire sur cette production standard, un peu molle du genou, pas très fine mais au demeurant plaisante, sinon que tout le beau monde susmentionné s'agite comme il peut pour donner du sel à la chose. Avec plus ou moins de bonheur.

Euh...qu'est-ce que je voulais dire? Ah, oui. J'ai vu ce film à sa sortie (Et me cherchez pas avec mon âge, hein!) aux défunts cinémas Ariel à Rennes, place du Colombier. Nostalgie.

Ah, pour finir, une chose encore, ce film a au moins un mérite, de rappeler que l'esclavage n'est pas n'est pas la spécialité des mâles blancs de plus de cinquante ans. Pas vrai Christiane?

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