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Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.

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Cinéma

Aujourd'hui: "La bourse et la vie" de Jean Pierre Mocky (France, 1966)

Chargés de récupérer une forte somme perdue par leur patron, deux employés de banque entament un périple mouvementé à travers la France.

Et continuons la série des années 6! Cette fois, nous sommes en 1966. L'Angleterre remporte la coupe du monde de Football, L'Amérique s'enlise au Vietnam et Elvis à Hollywood, De Gaulle préside aux destinées de la France et promet des nouveaux manuels scolaires au Cambodge.

Dans cette époque riche et tourmentée, Mocky sort "La bourse et la vie" exactement entre "La cité de l'indicible peur" et "Les compagnons de la Marguerite". Il s'agit comme pour les deux autres d'une comédie satirique et dont l'humour cache une satire du monde de la finance vu par le petit bout de la lorgnette. Ou plus exactement, la lorgnette de deux sans grade. Pas des marginaux du genre de ceux qui peuplent l'univers de Mocky tels les candidats à la présidentielle de "Une nuit à l'assemblée nationale". Non, ici, on a affaire à deux employés de banque bien installés dans la société que l'inconséquence et la malhonnêteté de leur patron amène à sortir des clous, au propre comme au figuré.

C'est sans doute l'un des premiers films sur les malversations financières, autrement appelée "délinquance en col blanc", bien qu'il y eut quelques précédents, notamment le très sérieux "L'enfer de la corruption" de Abraham Polonsky. Là, au contraire, on est dans la fantaisie. De ce côté, Mocky n'est pas chien, semant sur le chemin des comparses une nuée d'excentriques de tout poil: une association de timides, une jeune femme à barbe anglaise, un curé fou du volant.

Mocky fait ici ce u'il fait le mieux, parler en riant de choses graves et ainsi, brosser un portrait de notre pays et de son évolution. A ce titre, toute sa filmographie est une fresque de notre histoire mal connue mais essentielle.

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