Bog auteur consacré à la littérature et au cinéma de genre, principalement le noir mais pas seulement.
Aujourd'hui: "Le colosse de Hong Kong" de Ho Meng Hua (The mighty Peking man/Xin xin wang, Hong Kong, 1977)
Pour oublier une peine de coeur, un explorateur beau gosse, courageux et compatissant accepte de rechercher un singe géant dans la jungle indienne pour le compte d'un ami, homme d'affaires véreux. Après avoir été abandonné par ses sherpas et son copain homme d'affaires, l'explorateur - qui soit dit en passant s'appelle Johnny- tombe sur le grand singe qui ressemble à Bernard Tapie. Il tombe aussi dans les pommes mais heureusement pour sa pomme, il rencontre la copine du monstre. Samantha. Elle est belle, elle est blonde, elle est bronzée et elle a trois mots de vocabulaire. Doucement les gars, on est pas chez Max Pécas! Eh oui, on la voit jamais à poil! Quoiqu'il en soit, avec le concours de la jolie sauvageonne, il amène le singe géant à Hong Kong. Arrivé sur l'île, les choses se gâtent....
Que voila un film reposant! Pas besoin de réfléchir, de l'aventure, de l'exotisme, de la violence et un figurant en costume velu qui casse des maquettes et des voitures miniatures. Et le pire, c'est que ça se voit! Mais c'est aussi pour ça qu'on aime ce cinéma hélas disparu.
Réalisé un an après le "King Kong" de John Guillermin, "Le colosse de Hong Kong" plagie son prédécesseur américain sans vergogne, ce qui est un trait du nanar, l'appropriation sans complexes. Il n'est que de voir le cinéma turc, spécialiste de cette pratique (Eh oui, regardez donc "La guerre des étoiles" "Star Trek" ou "Lucky Luke" version doner kebab) Néanmoins, si la technique est limitée, l'argent est là comme le prouve les magnifiques extérieurs.
Néanmoins, il faut noter la fin plus sombre que celle de l'original. Un fait courant dans le cinéma populaire de l'ancienne colonie britannique.